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Ecoles de commerce

Les écoles de commerce, fausse bonne idée ?

Du rêve à la triste réalité, récit d’un étudiant d’une de ces célèbres écoles.

« Actuellement en 3ème année d’école de commerce, je me rends compte que ce n’est finalement pas tant l’eldorado promis par tant de magazines, d’experts ou même par certains de mes proches.

Mais relativisons, car tout n’est pas noir non plus. En effet, l’école dans laquelle je suis, Novancia, m’a apporté sur de nombreux points. Tout d’abord, l’expérience des professeurs et les réseaux de l’école (rattachée à la CCIP) m’ont permis d’acquérir de l’expérience dans des projets de groupe ou même seul comme si nous étions en entreprise. Pour étayer mes propos, nous avons par exemple été confrontés dès la première année à des situations où une entreprise était en difficulté et nous devions trouver des solutions. Cela devait être tant sur le plan marketing, que financier afin de « redresser la barre ». Ces différentes expériences m’ont permis au cours de ces 3 ans d’être capable de comprendre les enjeux d’une entreprise, l’importance du travail d’équipe mais surtout les qualités requises pour réussir dans une société plus capitaliste et compétitive que jamais.

Au delà de l’expérience acquise avec, certes, de bons professeurs et des soirées « écoles de commerce »; les critiques se font de plus en plus nombreuses et virulentes.

En effet, l’année coûte environ 7600€. Pour un Bachelor, soit un Bac+3, cela représente déjà une somme considérable de plus de 22.000€ pour l’obtention d’un simple diplôme. De plus, la compétitivité entre école est de plus en plus féroce et chacune d’entre elle a du mal à se démarquer des autres, hormis les quelques écoles élitistes propulsées en haut de tableau.

Malheureusement, cette compétition entre les multiples établissements a amené mon école et donc plusieurs milliers d’élèves et d’anciens à disparaître sur le moyen terme. En effet, Novancia s’est fait récemment avalée par l’ESCP et nous laisse dans une inquiétude générale alors qu’ils promettaient il y a encore à peine un an, de bientôt avoir des accréditations internationales telles que AACSB. Elle faisait notamment partie de la conférence des grandes écoles, marque de reconnaissance qui n’est distribuée qu’à une trentaine, situées actuellement tout en haut de la liste.

Cette expérience m’a montré que derrière des promesses et un soit-disant gage de sécurité puisque nous avons tout de même déboursé une somme mirobolante, nous nous sommes tous fait bernés, autant les étudiants que le corps professoral pour le coup.

Avec un peu de recul et encore profondément dégoûté, je me rends compte que ce monde d’école de commerce est perfide, faux et élitiste.

Et pourtant, lors de mon année de terminale ES, je voyais en ces écoles de commerce un avenir prospère, un diplôme qui me permettrait de m’ouvrir des portes, un réseau dense d’anciens élèves qui pouvaient me trouver une place en alternance ou un stage pour ensuite continuer dans la même société après obtention de mon bachelor ou master.

En effet, j’ai souhaité faire une école de commerce dans le but d’avoir un avenir dans le commerce international. Pour cela, des concours propres aux écoles tels que PASSERELLE ou SÉSAME sont proposés en post-bac. Sur 5000 concurrents, il faut se classer parfois parmi les 400 meilleurs dans une école, et dans les 250 meilleurs pour une autre, à l’issue des examens écrits et oraux. Cela demande un travail de préparation dense car les concours ne sont pas de simples examens tel que le baccalauréat, ils sont bien plus poussés. Les démarches sont simples, mais déjà coûteuses pour s’inscrire aux concours et avoir la possibilité de passer les oraux dans toute la France. On peut choisir une dizaine d’écoles afin d’être « sûr » d’être pris dans l’une d’entre elles. Sachant que chacun fait cela, les meilleurs peuvent choisir l’école qu’ils souhaitent (souvent donc la meilleure, qui est d’un point de vue général HEC), tandis que les autres attendent les choix des premiers pour se voir accepter dans une école de second rang.

En conclusion, l’histoire de mon école est unique puisqu’elle s’est fait avalée par l’ESCP, top 3 France, mais les critiques envers chacune de ces écoles de commerce restent similaires. Au final, on paye cher pour obtenir un simple diplôme et avoir un réseau qui pourra mine de rien nous avantager dans la vie, car beaucoup de choses se font grâce au réseau (carnet d’adresses si vous préférez), croyez-en ma propre expérience. »

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4 réflexions au sujet de « Ecoles de commerce »

    1. Hello ! Je suis contente que mon article ait pu t’aider, c’est le principal. Je te souhaite bonne continuation dans la poursuite de tes études et de ta réflexion concernant l’intégration d’une école de commerce. Si cela peut t’aider, pose-toi juste cette question : est-ce que j’ai vraiment envie d’intégrer une école de commerce (connecte-toi à ton cœur) et pèse le pour et le contre.
      Si tu as d’autres questions c’est avec plaisir !
      A bientôt
      Elo

      J'aime

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